Death Valley National Park (25-sep-2016)

Une longue journée de route à travers la vallée de la Mort nous attend aujourd’hui. Réveil matinal vers 5h30 pour un départ vers 6h45 de Las Vegas, car à Death Valley, la marche est déconseillée après 10 heures le matin. Non pas que je compte effectuer de grandes randonnées, mais la lecture du Guide du Routard m’a terrifiée. On a choisi de prendre la ‘most scenic route‘ vers Death Valley, ce qui rallonge également un peu le temps de trajet de la journée. Chose que j’ignorais, la vallée de la Mort est le plus grand Parc National des États-Unis, devant le Yellowstone.

Jour 13 Dimanche 25 septembre 2016
Départ Las vegas, Nevada
Étapes Death Valley
Arrivée Bakersfield, Californie
Distance parcourue  645 km
Nuit Bakersfield : Hôtel Rosedale

Ma lecture du Guide du Routard avant notre départ m’a complètement terrifiée sur cette étape. En effet, ce livre insiste tellement sur les recommandations pour éviter de mourir de soif dans le désert que c’en est affolant. Par exemple, il ne faut pas quitter la voiture sans chapeau, crème solaire et beaucoup d’eau. En effet, au milieu de Death Valley, notre corps peut perdre jusqu’à 1 litre d’eau par heure. OMG ! C’est pourquoi il est conseillé de boire au moins 4 litres d’eau par personne et par jour. Heureusement, nous avons toujours notre stock d’eau potable à l’arrière de la voiture. Mais le pire du pire, c’est que nous, humains, nous souffrons atrocement de la chaleur, mais notre véhicule également. Ah ! Titiiiiine ! La traversée de Death Valley est très dure pour les moteurs de voiture et il faut contrôler le liquide de refroidissement avant d’arriver dans la vallée, et surveiller que la voiture ne chauffe pas trop en coupant la climatisation régulièrement. J’en passe et des meilleurs…

À la lecture de toutes ces mises en gardes, je me suis demandée si ce désert n’avait pas également servi de terrain de test à d’éventuels essais nucléaires… Là, nous étions cuits pour de bon !

"Death Valley est aussi le point le plus chaud et le plus aride de tous les États-Unis. Entre les flancs resserrés de la vallée, le soleil est dément. Un désert impitoyable où la température, entre juin et septembre, dépasse constamment 40°C à l'ombre (pas de pot, il n'y a pas d'ombre)."
Most scenic route to Death Valley

Badwater Basin

Nous arrivons un peu après 10h à Badwater Basin. Nous parcourons le petit ponton de bois et on suit également les autres personnes qui s’aventurent au-delà, marchant directement sur le lac séché bien plus loin. Il fait déjà bien chaud mais il y a aussi beaucoup de vent donc la chaleur est encore supportable. Cet ancien bassin se trouve à 86 mètres sous le niveau de la mer, comme le stipule fièrement le panneau. D’ailleurs, le niveau de la mer est indiqué sur la falaise située derrière nous lorsqu’on regarde le promontoire. C’est assez impressionnant (mais c’était également à contre-jour, donc pas de photo !)

"Une vaste étendue d'eau, résidu salé d'un lac immense qui recouvrait la vallée entière, il y a très longtemps. Il a fallu escalader la paroi rocheuse dominant la route pour y installer le panneau indiquant l'endroit exact du niveau de la mer... Un ponton de bois permet de s'avancer au-dessus des plaques de sel et des mares, où vivent quelques rares insectes malgré le fort taux de salinité. Encore un miracle de la nature !"
Source: Parcs nationaux de l'Ouest américain, le Routard, 2016
Mon mari en double !

Devil’s Golf Course

Nous faisons également un arrêt à Devil’s Golf Course. La route pour y parvenir n’est pas pavée ce qui nous fait retrouver quelques unes des sensations de notre parcours a Monument Valley ! Ce petit trajet valait le détour car les formations au sol sont très originales et surtout très résistantes. On peut marcher dessus et rien ne cède sous le poids. Par contre, ça a l’air très coupant. On s’y ballade un peu avant d’être rejoint par d’autres visiteurs.

"Le Devil's Golf Course (en français « parcours de golf du diable ») est un grand plateau couvert de sel et de boues séchées situé dans le désert des Mojaves, à l'intérieur du parc national de la vallée de la Mort en Californie. Ce lieu a été nommé ainsi en 1934, en référence au guide édité par l'agence National Park Service où il était écrit que « Seul le diable pourrait jouer au golf sur un tel parcours » (« Only the devil could play golf on such rough links ») à cause des formations de halite."
Source : Wikipedia

Artist’s Palette

On continue notre route vers Artist’s palette. Comme on ne savait pas s’il y en aurait régulièrement sur toute la boucle, nous nous sommes arrêtés à différents points et avons fait un peu de marche à pieds. Le plus marrant c’est qu’on entraîne avec nous d’autres touristes qui croient que nous sommes sur le bon chemin ! Mais en fait, c’est inutile car le point le plus beau est clairement indiqué par un panneau et cerise sur le gâteau, un parking se trouve juste à proximité. Inutile de marcher des kilomètres non plus ! Cette curiosité naturelle justifie le détour d’environ 15 km. Un régal pour les yeux et pour mon objectif 🙂

"Artists Drive est une étroite route qui serpente entre des collines très colorées (étant à sens unique, elle est de préférence à faire au retour sur Furnace Creek, sauf bien sûr si vous quittez la vallée par le sud). Elle mène à Artists Palette ("la palette des artistes"). Les différentes couleurs de roches proviennent de l'oxydation des métaux qui y sont inclus : le fer produit les couleurs rouges, roses et jaunes, le mica les verts, le manganèse les pourpres et les violets."
Source : Visite-USA.fr

Zabriskie Point

Finalement nous nous engageons également vers Zabriskie Point pour admirer la vue magnifique sur le panorama. Il fait maintenant très chaud et la petite montée pour y accéder est difficile ! D’ailleurs, je me retrouve seule à porter mes 1,7 kg d’appareil photos… Yvan n’en pouvant plus décide de ne pas m’accompagner. Ceci étant, je ne suis pas seule sur le chemin car des bus de touristes de tout âge stationnent en contre-bas sur le parking de taille imposante. Bien sûr, au vu de mes magnifiques photos, Yvan n’a pu que regretter son manque de courage 🙁

"Zabriskie Point est un des paysages les plus photographiés de la Death Valley (de préférence au lever ou au coucher du soleil) à cause de ses formations géologiques multicolores très érodées et la vallée en arrière-plan. Le site est formé de sédiments (graviers, cendres) qui se sont déposés dans le Furnace Creek Lake, asséché il y a 5 millions d'années, et les - rares - pluies ont creusé de nombreux sillons sur les collines. L'endroit a été nommé ainsi en mémoire de Christian Brevoort Zabriskie, directeur général de la Pacific Coast Borax Company au début du 20ème siècle."
Source : Visite-USA.fr
Magnifique vue du Zabriskie Point

Furnace Creek Visitor Center

Nous faisons un stop à Furnace Creek Visitor Center pour manger nos sandwich achetés le matin. Il y a quelques tables à l’ombre des arbres.

Points d'intérêts visités Vallée de la Mort
Points d’intérêts visités à Death Valley

Mesquite Flat Sand Dunes

14h40 : nous sommes à Stovepipe Wells bien en retard sur notre planning après avoir fait un arrêt pour admirer les dunes de sable. On se croit au milieu du Sahara. Yvan pense que c’est ici que Sex and The City 2 à été tourné quand Carrie et les filles se promène avec leurs robes longues dans les dunes à Dubaï.

"À proximité de Stovepipe Wells Village se trouvent les Mesquite Sand Dunes qui attirent de nombreux photographes, surtout au coucher de soleil. Du fait de l'accès facile depuis la route 190 toute proche, elles ont été souvent utilisées par le cinéma dans de nombreux films pour des scènes de dunes, comme dans la série "Star Wars". Ces dunes sont le résultat de l'accumulation de particules rocheuses arrachées par le vent aux chaînes de montagnes environnantes. La plus grande dune porte le nom de Star Dune. Sa hauteur est d'une quarantaine de mètres et reste relativement stable."
Source : Visite-USA.fr

Maintenant, c’est moi au volant de notre Jeep pendant qu’Yvan fait la sieste ! Le trajet après Stovepipe Wells est magnifique mais horrible car la route est sinueuse et très pentue. J’ai mal au pied tellement j’appuie sur le frein ! Sans blaguer ! J’apprendrai plus tard que dans des circonstances similaires, il faut mettre la voiture en mode manuel – et ne pas rester en conduite automatique – pour que le frein moteur fonctionne et éviter d’abimer le système de freinage en appuyant sur la pédale en continu… Oups !

On bifurque avant la Panamint Valley Road et alors que je croyais enfin avoir une belle route toute droite, il se trouve que toute une portion n’est pas goudronnée. Nous sommes sur la Trona Wildrose Road. C’est une catastrophe ! Je suis maudite ! Peut-être aurions-nous dû rester plus longtemps sur la 190 et bifurquer vers le Sud en prenant la 395… Du coup, il est bien trop tard pour continuer vers Red Rock Canyon State Park alors nous continuons sans arrêt jusqu’à Bakersfield.

Arrivée à Bakersfield

L’hôtel Rosedale à Bakersfield n’est pas exceptionnel. Super bruyant (la machine à soda à l’extérieur fait un bruit d’enfer pour réfrigérer les canettes, la chasse d’eau des toilettes fuie…) je demande à changer de chambre. Du coup, nous avons vue sur la route et cette fois c’est l’interrupteur de la salle de bain qui déclenche une soufflerie d’aspiration si bruyante que je préfère me brosser les dents avec la lumière du couloir.

Yvan, ayant faim (quelle surprise !), se décide à chercher quelque chose. Il trouve qu’il y a un bar dans l’hôtel, et revient 20 minutes plus tard avec une pizza gigantesque. Il n’arrivera même pas à tout manger !

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