Les Musées du Vatican (16 avril 2015)

Pour débuter notre grand week-end à Rome, nous avons choisi de nous lever tôt… En route pour la visite des Musées du Vatican ! Pour 4 euros supplémentaires par personne, nous avions réserver notre ticket coupe-file sur le site officiel des musées.

Après considération, je me demande si ce surcoût était véritablement nécessaire, car la file d’attente était considérablement réduite en début d’après-midi… une cinquantaine de personnes au maximum. Les musées du Vatican sont impressionnants non seulement par leur contenu, mais surtout à mes yeux par le contenant. Salle après salle, les plafonds sont magnifiquement décorés, les portes sont encadrées de colonnes sculptées, et on peut même profiter de la vue sur Rome au travers des fenêtres grandes ouvertes. Le seul point négatif reste l’afflux de personnes en permanence au travers des couloirs et des salles. D’autant plus que la plupart de ces personnes ne cherchent qu’à accéder le plus rapidement possible à la fameuse Chapelle Sixtine sans prendre le temps d’apprécier les autres salles. J’ai été surprise de constater qu’il y avait un maximum de Français à Rome pendant cette période.

Les Musées du Vatican constituent un ensemble muséal situé au Vatican. Il regroupe onze musées, ce qui représente cinq galeries et 1 400 salles.
La sculpture dans les jardins du Vatican à Rome est l’œuvre d’Arnaldo Pomodoro, sculpteur italien né en 1926. C’est une sphère de 4 mètres de diamètre, en bronze, créée par l’artiste pour le Musée du Vatican en 1990 et installée dans le « cortile della Pigna » dans les jardins du Vatican. Son titre est « sphere within sphere ».

 

Musée Chiaramonti (photos ci-dessous) - Installé dans la galerie qui relie le Palais du Belvédère à l'ensemble des Palais du Vatican, le Musée Chiaramonti porte le nom du pape Pie VII Chiaramonti (1800-1823) et marque une étape fondamentale dans l'histoire des collections vaticanes. Canova dicta lui-même les critères d'aménagement qui visaient à présenter les « trois arts sœurs » : la sculpture, dans les œuvres de l'Antiquité exposées ; l'architecture, dans les petites consoles réalisées à partir d'anciennes corniches et la peinture, dans les fresques. Ces dernières ont été peintes par de jeunes artistes contemporains, aux frais de Canova. Dans sa rigueur, l'aménagement, qui évite d'isoler les chefs-d'œuvre et privilégie une comparaison réciproque, subit l'influence des idées de Quatremère de Quincy qui, très critique à l'égard des saisies françaises, estimait qu'on ne pouvait comprendre les œuvres d'art que si elles étaient exposées dans leur lieu d'origine et placées non loin d'exemplaires de qualité inférieure. Comptant plus d'un millier de pièces de sculpture antique, le Musée Chiaramonti présente une des collections les plus riches en portraits romains, mais il renferme aussi beaucoup de sculptures de type idéalisé et funéraire.

 

La Chapelle Sixtine se situe après la première moitié du parcours et plus les salles défilent, plus les visiteurs commencent à se tasser pour former une grosse file impatiente. Malheureusement il est interdit de prendre des photos même sans flash dans la Chapelle Sixtine. Des employés sont là pour surveiller également que le lieu ne se transforme pas en quai de gare et lancent régulièrement un « silence please » au travers de leur micro.

 

Musée Pio-Clementino (photos ci-dessous) - La Cour de l'Octogone, appelée autrefois Cour des Statues, abrita le premier ensemble d'antiquités classiques des collections pontificales. C'est ici que le pape Jules II della Rovere (1502-1513) exposa son extraordinaire collection de sculptures antiques, qui visait à faire revivre la Rome des Césars dans la Rome des Papes. Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, quand les papes Clément XIV et Pie VI décidèrent de transformer la collection en un musée structurellement organisé, la Cour fut intégrée à ce nouveau projet muséal et en devint le pivot. En dépit des changements qui eurent lieu au fil des siècles, certaines sculptures exposées, dont le Laocoon et l'Apollon du Belvédère, se trouvent ici depuis la première moitié du XVIe siècle.

 

Musée Pio-Clementino - Salle Ronde. La construction de cette grande salle, couverte d'une voûte hémisphérique, imitant le Panthéon d'Hadrien, fut achevée en 1779. Son plan est signé Michelangelo Simonetti. La pièce est rythmée par une série de niches qui abritent des statues gigantesques ; parmi celles-ci, on distingue des semi-colonnes qui soutiennent des bustes de très grande taille. Le pavement est composé d'un splendide assemblage du XVIIIe siècle de mosaïques du début du IIIe siècle apr. J.-C., découvertes à Otricoli (Ombrie) et à Sacrofano (Latium). Le centre de la salle est occupé par un grand bassin en prophyre rouge qui, avec les intégrations modernes, atteint 13 mètres de circonférence. Ce bassin ornait un vaste espace public de la Rome impériale.

Une fois que vous aurez pu admirer longuement la Chapelle Sixtine, deux choix s’offrent à vous. Techniquement, il n’y a qu’un choix de sortie possible si vous ne faîtes par partie d’un groupe : emprunter la sortie à gauche et poursuivre la visite des musées. Cependant vous pouvez également vous faufilez vers la porte à droite en vous mêlant habilement à un groupe. Ceci vous permettra d’accéder plus rapidement à la Basilique Saint-Pierre sans avoir à refaire toute la file à l’extérieure. Le prix à payer étant bien sûr que vous ne pourrez plus revenir sur vos pas, et du coup, vous ne pourrez pas poursuivre la visite des musées.

Le plan des musées est disponible sur le site officiel (Plan des Musées).

 

One thought on “Les Musées du Vatican (16 avril 2015)

  1. Nous avions passé des heures dans le Vatican, c’est vraiment immense. Vous avez bien fait d’arriver tôt et de réserver à l’avance vos tickets car c’est toujours noir de monde. Dans notre cas, nous sommes passés plusieurs fois devant et la file d’attente ne désemplissait pas !

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