Serengeti National Park (9-oct-2014)

Pour nous remettre de notre nuit avec les bêtes sauvages au Serengeti Kati Kati Camp, nous avons pris un bon petit déjeuner. Notre safari dans le parc du Serengeti nous a permis de voir de nombreux animaux sauvages et de très beaux paysages.

Ce parc, le plus grand (14 500 km2) et le plus beau de Tanzanie, abrite une faune sauvage, nombreuse et variée. Le paysage est très caractéristique : de vastes étendues d’herbes, ponctuées de petittes formations rocheuses de granit, localement appelées d’un nom sud-africain kopjee signifiant petites têtes. Il s’agit en termes géographique d’inselbergs : des petites buttes de granit qui se dressent au-dessus d’une plaine d’érosion. Au centre du parc, les acacis dominent et vers le nord, le relief s’élève en douces collines plus boisées. Dans le corridor ouest, les forêts et les plaines de terre noire sont dominées par une chaîne de montagne.
Sous la colonisation allemande puis britannique, le Seronera était le lieu privilégié des chasseurs qui venaient y tuer des lions. Devant ce carnage, les autorités instituèrent en 1937, le statut de Game Reserve. En 1951, la réserve devint un parc national et ses limites actuelles furent fixées en 1959. Dans ce magnifique parc, on peut avoir la chance d’observer tous les principaux animaux d’Afrique : lions, éléphants, buffles, chacals, hyènes et même des léopards et des guépards. Gazelles de Thompson et de Grant, zèbres, gnous se déplacent en immenses troupeaux, suivis des vols de vautours qui attendent les charognes que leur laisseront les prédateurs. De nombreux oiseaux migrateurs migrateurs viennent hiverner au Serengeti, notamment les cigognes qui se posent dans les plaines par vols immenses.

L’entrée du Serengeti :

Les surprenants inselbergs :

Ce sont des petites buttes de granit qui se dressent au-dessus d’une plaine d’érosion. C’est un point de vue idéal pour les lions qui regardent leur repas gambader au loin dans la plaine.

Le bubale :

Il est très difficile de prendre les herbivores en photos de face, car en général, ils se carapatent à vitesse grand V et je ne réussis à prendre en photos que leur derrière ! Mais celui-ci nous faisait bien face.

Le bubale est de la taille d'un cerf noble mais avec un dos tombant. Sa tête est longue et étroite. Les deux sexes portent des cornes. Il est sédentaire : le mâle occupe un territoire avec quelques femelles.

Les gnous

Les gnous sont des animaux très marrants. Ils vivent en groupe en d’immense troupeaux et surtout ils sont un peu bêtes. Ils sont guidés dans des nouveaux pâturages par les zèbres, que l’on peut voir en tête de file, et également en bout de file, comme pour s’assurer que tout le monde est bien là. Par opposition aux zèbres qui sont assez placides, les gnous sont tout fous. Alors qu’ils voient le 4×4 approcher, ils se décident au dernier moment à traverser la piste en courant pour rejoindre ceux qui les précèdent. Les zèbres quant à eux attendront paisiblement que le 4×4 soit passé pour continuer leur bonhomme de chemin. On a pu assister à un spectacle très marrant près d’un point d’eau, car les gnous plutôt effrayés par le 4×4 se ruaient pour atteindre le point d’eau, buvaient tranquillement et croisaient en courant à leur retour ceux qui voulaient boire à leur tour. Un drôle de ballet !

Les gnous supervisés par les zèbres

Notre guide nous a raconté qu’au moment de la grande migration des gnous vers le Kenya, ceux-ci guides par les zèbres doivent traverser une rivière entre les 2 pays. A ce moment-là, les zèbres s’arrêtent et attendent que les gnous traversent en premiers, car la rivière est remplie de crocodiles. Une fois que ceux-ci sont bien rassasies les zèbres sans scrupule la traversent.

Les zèbres en famille

J’ai trouvé que les zèbres noir et blanc étaient particulièrement esthétiques dans la savane avec un beau ciel bleu.

La hyène tachetée

De la taille d'un chien de berger, elles ont un museau fort et de grandes oreilles. Leurs dos est tombant, leurs pattes postérieures sont plus courtes que les antérieurs. Elles se caractérisent par leur ricanement et leur réputation usurpée de charognard. Leur activité est nocturne avec une phase intense entre le crépuscule et le milieu de la nuit suivie d'une période de repos à la fin de la nuit. La hyène tachetée est plus audacieuse que la hyène rayée, en groupe elle va jusqu'à éloigner lions, léopards, guépards et lycaons de leur proie. Elle chasse, peut s'attaquer à l'homme, et vole tout ce qui est comestible et non protégé dans une habitation.

Le marabout d’Afrique

Safari 8oct 082

 

Le marabout d'Afrique n'est qu'une grosse cigogne chauve aux mœurs rappelant celles des vautours. Elle mesure 1,50 m de hauteur et atteint 2,60 m d'envergure, le plumage dorsal est gris ardoise, plus ou moins foncé. Les adultes possèdent une poche gulaire rosée, le bec est particulièrement épais. Habitant typique de l'Afrique au sud du Sahara, le marabout fréquente les habitats aquatiques et terrestres avec une préférence pour les espaces dégagés et semi-arides. Il affectionne la proximité des activités humaines (villages de pêcheurs, abattoirs, décharges).
Sur les lieux d'alimentation, le marabout demeure de longs moments immobiles. Il se nourrit de n'importe quelle matière animale, des termites aux cadavres d'éléphants. Il repère les cadavres en planant et en décrivant des cercles dans les ascendances thermiques à des altitudes supérieures à celles fréquentées par les vautours. Sur un cadavre, on compte au maximum un marabout pour dix vautours. Le marabout n'est capable ni de dominer les grands vautours, ni les aigles charognards comme l'aigle ravisseur. En général, il demeure un peu à l'écart de la carcasse et fait de rapides incursions pour dérober ou prélever de la nourriture. Il reste avec les deux petites espèces de vautours (percnoptères et charognards) après le départ des grandes.
Le marabout fréquente les décharges à proximité des villages où il tue également les rats et les souris. De ce fait, il est un agent de voirie des plus utiles. Il consomme de grandes quantité de criquets et ne dédaigne pas les jeunes oisillons et les petits crocodiles. Il pêche à vue comme les hérons, mais aussi en avançant dans l'eau le bec légèrement ouvert, il détecte alors ses proies par le toucher.

Extrait du guide animalier Kenya & Tanzanie,
Editions Cosmoppole & Editions Marcus
4 av. Hoche – 75008 Paris
Tél. 01 45 77 04 04 – Fax. 01 45 75 92 51
Site: www.guidesmarcus.com

 

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